Le 1% solidaire : une réponse pragmatique face au dérèglement climatique

Les grands syndicats techniques franciliens (eau, énergie, déchets, assainissement) ont décidé de mutualiser leurs moyens pour venir en aide aux pays en voie de développement, et contribuer à une amélioration durable des conditions de vie des populations.

Le SEDIF (Service des Eaux d’Ile-de-France), le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne) et le SIGEIF (Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Ile-de-France) proposeront un retour d’expériences sur leurs action en matière de coopération décentralisée et viendront témoigner des nouvelles opportunités offertes par le 1% déchets*, dans la perspective des projets actuellement à l’étude avec le Syctom, l’agence métropolitaine des déchets ménagers.

*La loi d’orientation sur la politique de développement de solidarité internationale du 7 juillet 2014 autorise les communes, les EPCI et les syndicats mixtes compétents en matière de collecte et de traitement des déchets ménagers à mener des actions de coopération, d’aide au développement ou à caractère humanitaire dans la limite de 1% des ressources dédiées à ce service public.

Interview de Nejma MONKACHI

 

Directrice générale adjointe des finances et de l’administration générale du Syctom

 

Visite Emirats Arabes Unis

 

Solidarité

 

Mercredi 2 décembre

11h00 – 12h30

Espaces Générations Climat - Salle 7

Conférence connexe au programme de la COP21

Ouverte à tous

Traduction simultanée en anglais

Les intervenants

 

  • André SANTINI, Député-Maire d'Issy-les-Moulineaux, Président du SEDIF
     
  • Hervé MARSEILLE, Sénateur-Maire de Meudon, Président du Syctom
     
  • Michel HERBILLON, Député-Maire de Maisons-Alfort, 3ème vice-président du SIGIEF, en charge de la Coopération Décentralisée
     
  • Patrick TREMEGE, Conseiller de Paris, administrateur du SIAAP, Président de la commission Relations Internationales du SIAAP
     
  • Christian CAMBON, Sénateur-Maire de Saint Maurice, 1er vice-président du SEDIF en charge des Relations Internationales et Solidarité

La question de la gestion des déchets est porteuse d’enjeux majeurs en termes de santé et de salubrité publiques, mais aussi de protection de l’environnement. Pourtant, ce type d’aide au développement semble moins reconnu par la communauté internationale, probablement perçu comme moins prioritaire que l’accès à l’eau, à l’alimentation, à l’énergie ou à l’éducation. Pourtant, l’urgence est là. Les prévisions statistiques en attestent.

 

Pourquoi s’engager à l’international ?

  • Pour sensibiliser les populations aux enjeux liés à la réduction, au tri et à la valorisation des déchets, avec un programme éducatif sur l’écologie et le développement durable.
     
  • Pour améliorer les conditions de vie des populations, en aidant le financement du service municipal de gestion des déchets, souvent très coûteux.
     
  • Pour s’ouvrir à d’autres pratiques en facilitant les retours d’expériences.
     
  • Pour développer l’innovation par des échanges internationaux sur ces questions.

 

Un programme d’actions en 3 volets

  • Des projets de coopération décentralisée, concrétisés par un partenariat direct avec les collectivités étrangères et une mise à disposition des compétences techniques, des ressources humaines et financières nécessaires à la réalisation d’infrastructures et à l’accompagnement de projets.
     
  • Des subventions pour des projets associatifs liés à la gestion des déchets ménagers, portés par une ONG experte dans ce domaine qui devra s’engager à valoriser la démarche auprès du public.
     
  • Des aides d’urgence, suite à une catastrophe naturelle par exemple.
    Ces actions seront prioritairement situées dans les pays prioritaires de l’aide au développement française (Bénin, Burkina Faso, Burundi, Djibouti, Comores, Ghana, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République Démocratique du Congo, Tchad, Togo et le Sénégal), sans pour autant exclure les autres pays en voie de développement.

 

Les projets Syctom en cours :

Mahajanga (Madagascar) :
  • Pérenniser la valorisation des déchets de la ville et mettre en œuvre un plan global de gestion des déchets.

Dapaong (Togo) :

  • Amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
  • Sensibilisation des habitants au paiement du service de gestion des ordures ménagères, et formation des agents publics à la gestion des déchets.

Les projets en cours d'étude :

Province de Vinh Phuc (Vietnam) : gestion professionnelle et optimisée des déchets

  • Réduire la saturation des décharges et les impacts néfastes sur l’environnement.
  • Renforcer les autorités locales afin d’assurer leurs rôles de suivi, de régulation et de planification.

Ouani (Archipel des Comores) et Sainte-Marie (Madagascar) : la possibilité de partenariats autour de projets eau/assainissement et prévention/gestion des déchets est à l’étude.

Bientôt un club international du traitement des déchets ?

Le Syctom étudie aussi cette piste, en lien avec ses homologues à Göteborg, Séoul, Singapour et Helsinki.