Valorisation des déchets et captation du CO2 des fumées : l’exemple de Saint-Ouen

Comment peut-on réduire les émissions de gaz à effet de serre quand on traite des déchets ?

Comment optimiser la valorisation énergétique d’un centre d’incinération avec un process vertueux ?

Quels sont les progrès en marche ?

Ce sont autant de questions que ce side-event élucidera, en s’appuyant sur les travaux programmés dans l’installation du Syctom à Saint-Ouen.

Des experts viendront ainsi présenter un projet ambitieux de recherche et développement conçu par un consortium international. L’idée : capter et  valoriser le carbone contenu dans les fumées pour produire des biomatériaux et du biocarburant, grâce à une technologie utilisant des organismes vivants.

Frédéric Roux

 

Adjoint au Directeur général des services techniques au Syctom

 

CULTURE DES ALGUES

 

MICRO-ALGUES

 

Lundi 7 décembre

13h15 – 14h45

Espaces Générations Climat - Salle 10

Conférence connexe au programme de la COP21

Ouvert à tous

Traduction simultanée en anglais

Les intervenants

 

  • Martial Lorenzo, Directeur général des services du Syctom
     
  • Frédéric Roux, Adjoint au Directeur général des services techniques au Syctom
     
  • Pierre Hirtzberger, Directeur général des services techniques au Syctom
     
  • Michel Combe, Directeur de projet à Setec Environnement
     
  • Naoufel El Bahraoui, Doctorant à Setec Environnement
     
  • Rodrigo Rivera Tinoco, Chercheur à Mines Paris Tech

CO2 des fumées + micro-algues = bioplastique ou biocarburant

Cette équation résume à elle seule le projet initié par le Syctom au centre de valorisation à Saint-Ouen dans le cadre des travaux conduits par Setec Environnement pour le passage au traitement sec des fumées. En langage scientifique, il s’agit de capter et de valoriser le carbone contenu dans les fumées d’incinération via un procédé industriel de bio remédiation à forte efficacité énergétique (utilisation de micro-algues, organismes vivants dotés de propriétés catalysantes), pour la production de biomatériaux (le plastique par exemple) et de biocarburant.

 

Une solution prometteuse et reproductible

Les technologies actuelles reposent sur une captation de CO2 à l’aide de solvants chimiques nécessitant des procédés de traitement et de régénération coûteux (notamment en énergie), dont le bilan matière est peu satisfaisant sur le plan environnemental, avec un produit récupéré de basse valeur marchande. L’alternative étudiée marque donc une vraie rupture puisqu’il s’agit de développer une solution valorisant le CO2 récupéré en des produits à haute valeur ajoutée sur le plan énergétique, environnemental et économique.

Quatre années d’étude seront nécessaires pour atteindre une connaissance maîtrisée de ces phénomènes naturels de catalyse par des organismes vivants à des fins de reproduction artificielle (paramétrage, modélisation, conception d’équipements…) et réussir à produire un modèle économique d’industrialisation.

 

Un partenariat international de haut niveau

Le consortium constitué pour mener à bien ce programme de recherche réunit l’expertise de :

  • L’Ecole Polytechnique de Montréal, pour la conception de la solution
     
  • Mines Paris Tech, pour ses méthodes d’optimisation des systèmes de récupération d’énergie et de recyclage de CO2
     
  • L’Institut Royal de Technologie de Stockholm, pour ses études systémiques et économiques dans la conception de ce type de solutions
     
  • Le centre de recherche suédois SP Technical Research Institute of Sweden, en tant que partenaire sur la partie recherche des cellules